Hokusai vague nami mont fuji

 

On m'a beaucoup posé la question suivante "Comment as-tu trouvé ton stage au Japon ?"

 

En fait, il s'agit d'un coup de chance énorme, provoqué par une soif subite un jour d'été 2011. Des explications ?

 

Tout commence cet après-midi là aux archives de bordeaux. J'avais chaud et soif. Une fois n'est pas coutume, je décide d'aller étancher ma soif au distributeur d'eau fraiche pour les visiteurs, plutôt qu'au robinet des vestiaires du personnel.

En arrivant dans le hall des archives où se trouve la fontaine, mon attention est détournée par deux femmes japonaises. Curieuse, j'engage la conversation. Ces deux dames sont en visite à Bordeaux pour quelques jours. Habitant Paris depuis bientôt 40 ans, elles parlent un français parfait.

Elles me posent beaucoup de questions, notamment sur ma formation et mes projets.

La discussion se termine sur l'échange de nos cartes de visite.

 

Quelques semaines plus tard, l'une de ces deux dames me contacte par e-mail. Outre les bonnes impressions de Bordeaux et une belle photo souvenir, le message contient un élément qui me sidère. Il dit à peu près ceci :

 

"J'ai contacté un vieil ami qui tient un golf à Nagoya, près de la maison mère de Toyota. Parmi les habitués de son golf, il y a un homme qui dirige une entreprise de reliure industrielle. Ce dernier se dit prêt à vous recevoir en stage si cela vous intéresse"

 

 yostuba

 

Nous sommes au mois d'août 2011. Il me reste à ce moment-là, encore 10 mois à travailler aux archives de Bordeaux et beaucoup d'économies à faire. J'hésite encore quelques mois sur ma décision d'avenir, entre chercher du travail en France et repartir au Japon.

Mais au mois de janvier suivant, le 18 pour être exacte, je finis par me dire qu'une chance pareille ne risque pas de se représenter de si tôt. La décision est prise. Je recontacte cette dame lui disant que je suis prête et que j'aimerais commencer un stage au mois d'août 2012 si possible.

Quelques semaines plus tard, la machine est en marche.

 

La suite n'est qu'une longue liste de formulaires, demande de visa (tout une aventure !), d'assurance, de billet d'avion, de permis de conduire et surtout, surtout... rédaction du CV en japonais. Ce dernier m'a donné beaucoup de fil à retordre (encore plus que le visa), et fera l'objet d'un article à part entière. Voici un petit avant-goût :

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